La mise en place de la pluridisciplinarité instituée par la loi du 17 janvier 2002, dite loi de modernisation sociale, complétée par le décret du 24 juin 2003, permet d’appréhender de manière collective les conditions de travail et favorise un travail en réseau. La médecine du travail se renforce grâce à l’apport de compétences diversifiées et complémentaires.

LES MÉDECINS DU TRAVAIL

Les médecins du travail, conseillers du chef d'entreprise, des salariés, des représentants du personnel, des services sociaux (article R. 4624-5) sont, par leurs missions et leur histoire, au coeur de la prévention. Ils s'assurent de la bonne adéquation entre les capacités d'un individu et les exigences d'un poste de travail.

Leur formation comprend aujourd’hui deux voies, tant que les dispositions transitoires seront reconduites : celle qui conduit à l’obtention du diplôme d’études spécialisées de médecine du travail (DES) et celle qui s’adresse à des médecins généralistes bénéficiant déjà d’une expérience professionnelle et souhaitant poursuivre leur activité en qualité de médecin du travail.

Tenus au secret professionnel, ils sont salariés de l'entreprise, service autonome, ou de l'association constituée entre plusieurs entreprises (service interentreprises) pour leur permettre de remplir leurs obligations vis-à-vis de la santé au travail.

Le médecin du travail a un rôle exclusivement préventif (L. 4622-2), en dehors des premiers secours (R. 4224-16) : éviter toute altération de la santé des travailleurs du fait des conditions de travail (L. 4622-2), en effectuant des examens médicaux de l'individu (R. 4624-10 à R. 4624-30) et des actions sur le milieu du travail (R. 241-4-1 à R. 241-47) durant le tiers de son temps de travail (R. 4623-16, R. 4624-8).

Le médecin du travail (article R. 4624-5) est le conseiller du chef d’entreprise ou de son représentant, des salariés, des représentants du personnel, des services sociaux, en ce qui concerne notamment :

l’amélioration des conditions de vie et de travail,
l’adaptation des postes, techniques et rythmes de travail 
     à la physiologie humaine,
la protection des salariés contre l’ensemble des 
     nuisances et notamment contre les risques 
     d’accidents du travail,
     ou l’utilisation de produits dangereux,
l’hygiène générale de l’établissement,
l’hygiène dans les services de restauration,
la prévention et l'éducation sanitaire en rapport avec 
     l’activité professionnelle.

Ses moyens sont :

le libre accès aux lieux de travail (article R. 4624-1), mais il est tenu au secret de fabrique,

les visites des entreprises et établissements dont il a la charge, soit après déclaration d’un accident de travail ou maladie professionnelle, soit à son initiative, soit à la demande de l’employeur, du Comité d’Hygiène Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT) ou des délégués du personnel.

la réalisation de prélèvements et de mesures aux fins d'analyses (article R. 4624-7) aux frais de l'employeur par un organisme agréé choisi par le médecin du travail.

le partenariat dans et en dehors des entreprises : Caisse d'Assurance Retraite et de Santé au Travail (CARSAT), Institut Nationale de Recherche et de Sécurité (INRS), Centre Régional de Toxicologie Professionnelle et environnementale de Lille.

Le médecin du travail (article R. 4624-5) doit être :

• associé aux études de toute nouvelle technique de production, à la formation à la sécurité, à la formation des secouristes mentionnés (articles R. 4224-15 et R.4224-16)

• consulté sur les nouveaux projets de construction et d’aménagements et en cas de modification apportés aux équipements.

• informé :
- de la nature et de la composition des produits utilisés et leurs modalités d'emploi, il est obligatoirement destinataire des fiches de données de sécurité,
- des résultats d'analyses effectuées dans les domaines des articles R. 4623-1.
- des documents mentionnés à l'article L. 4711-1, 1er alinéa (vérifications et contrôles par l'employeur liés à la sécurité et à l'hygiène du travail).

...

Il peut être en relation avec d'autres acteurs de santé comme les médecins généralistes, les médecins spécialistes, et les médecins de Sécurité Sociale, après accord du salarié. Il peut également se rapprocher d'autres médecins comme le médecin inspecteur régional du travail (MIRT), les médecins de santé publique, les médecins inspecteurs de la DDASS. Peuvent être sollicités les partenaires sociaux, médicaux ou administratifs comme les inspecteurs du travail, les organismes s'intéressant au maintien dans l'emploi des salariés reconnus travailleurs handicapés (COTOREP, CAP EMPLOI, AGEFIPH, etc.)...
Les médecins
Les intervenants (IPRP) 
Les assistantes
Les assistants techniques
Les experts
Les formateurs